Le 12 mars, Booker Omole, secrétaire général du Parti communiste marxiste, stalinien, du Kenya (CPM-K), a publié une déclaration sur le site web du parti intitulée «Combattre le trotskysme: le moment est Maintenant, pas Plus tard».
Omole lance une attaque calomnieuse contre le trotskysme, célébrant le rôle contre-révolutionnaire de la bureaucratie stalinienne dans la destruction du Parti bolchevique, l'orchestration des Grandes Purges de 1936-1939 – au cours desquelles des centaines de milliers de socialistes, y compris les meilleurs représentants de générations d'ouvriers et d'intellectuels marxistes, ont été physiquement exterminés – et la trahison des mouvements révolutionnaires à travers le monde.
Cette déclaration est une réaction paniquée à l'article en trois parties «Le Parti communiste marxiste du Kenya, stalinien, en quête d’un nouveau piège politique pour capter le mécontentement croissant des travailleurs et des jeunes», publié les 4, 5 et 6 mars par le WSWS – la plateforme en ligne du Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI). La réponse d'Omole montre clairement que la critique du WSWS a suscité un débat parmi les travailleurs, les étudiants et les jeunes autour et au sein du parti:
Ces derniers jours, nous avons observé des tendances trotskystes montrer leur vilain visage au sein du Parti. [...] Il est impératif d'aborder ces questions, en particulier pour nos jeunes cadres. Le Parti doit être capable d'identifier les déviations trotskystes et de promouvoir la politique correcte pour les combattre efficacement.
Le WSWS a démasqué le CPM-K comme un parti nationaliste pro-capitaliste au service de sections de la bourgeoisie et de la classe moyenne. Son Congrès de novembre 2024 a servi a lui donner une nouvelle image et à réaffirmer son soutien à un capitalisme d'État. Lors des manifestations de la Génération Z et des grèves de masse de l'année dernière contre l'austérité du FMI, le CPM-K a pris la pose de les soutenir tout en œuvrant à contenir le mouvement. Cette trahison reflète son orientation stalinienne de longue date envers la classe dirigeante kényane et l'impérialisme ; celle-ci a ses racines dans la «Révolution démocratique nationale» contre-révolutionnaire qui subordonne les luttes des travailleurs aux alliances capitalistes.
Omole évite de mentionner le WSWS ou de répondre à ses arguments – un silence qui souligne leur exactitude. Il précise que les questions fondamentales de programme et de perspective ne seront pas discutées. Le CPM-K, déclare-t-il, «n'est pas une société de débat».
Incapable de répondre aux arguments politiques et historiques, Omole recourt à la calomnie et à la répression. La dissidence, déclare-t-il, doit être accueillie par la violence: «Ces tendances doivent être reconnues et détruites».
Alors que le CPM-K se prépare à accueillir une conférence internationale d'organisations staliniennes à Nairobi en mai, il entend réprimer l'opposition par les méthodes staliniennes familières de manœuvres bureaucratiques, d'intimidation et d'expulsions. Le trotskysme, proclame Omole, est une «menace» qui doit être affrontée avec «une clarté absolue et une discipline de fer», insistant sur le fait que «la lutte contre le trotskysme n'est pas une question de débat théorique mais une question de survie révolutionnaire».
Comment peut-il y avoir «une clarté absolue» dans une organisation qui interdit le «débat théorique»? La «discipline de fer» exigée par M. Omole, dans le plus pur style stalinien, exige que les membres du parti se taisent, éteignent leur cerveau et fassent tout ce que ce dictateur petit-bourgeois leur dit de faire. Ce qu'Omole entend par «survie révolutionnaire», c'est la préservation de son contrôle personnel sur l'organisation et ses ressources.
Le contenu intellectuel de la diatribe d'Omole contre le trotskysme s'élève à zéro. Il ne peut pas répondre aux questions historiques et programmatiques soulevées par le WSWS. Il n'offre aucun compte rendu de la scission qui a défini le sort de l'Union soviétique dans les années 1920 – entre l'Opposition de gauche de Trotsky et la bureaucratie stalinienne – ni ne traite honnêtement et factuellement de l'impact catastrophique du stalinisme sur le mouvement ouvrier international. Sa seule réponse est de recycler des calomnies staliniennes depuis longtemps discréditées. Il dit:
Le trotskysme est une déviation petite-bourgeoise qui rejette le travail difficile et discipliné de construction du socialisme. Trotsky lui-même s'est opposé à Lénine à chaque moment critique, hésitant en 1903, s'opposant à la prise du pouvoir par les bolcheviks en 1917, et menant plus tard une guerre de factions contre Staline et la direction du Parti communiste de l'Union soviétique. Sa soi-disant «Révolution permanente» n'était pas une théorie de la révolution mais une recette pour le désastre; une demande irréfléchie d'un bouleversement mondial immédiat sans tenir compte des conditions matérielles. Trotsky a rejeté l'approche stratégique de Lénine, rejetant la libération nationale et la nécessité de consolider le pouvoir prolétarien dans un seul État.
Imaginant qu'il vit encore dans les années 1930, lorsque la police secrète de Staline pouvait assassiner ses opposants en toute impunité, Omole espère que la discussion sur l'histoire et la politique pourra être étouffée avant même de commencer.
Comme tous les bureaucrates, l'attitude d'Omole envers les membres de base de son organisation est un mélange de mépris et de peur. Il méprise ceux qui osent remettre en question ses proclamations démagogiques, et rien ne l'effraie plus que le développement d'un intérêt pour la théorie révolutionnaire et l'histoire marxiste.
Mais les cris d'Omole contre le trotskysme sont un signe clair qu'il y a des membres et des partisans du CPM-K qui commencent à poser des questions difficiles. Le WSWS les encourage à étudier l'histoire de la lutte de la Quatrième Internationale contre le stalinisme. Il ne s'agit pas de disputes académiques. Elles impliquent les questions décisives qui ont façonné le XXe siècle et continuent de façonner l'avenir de la classe ouvrière aujourd'hui – au Kenya, en Afrique et dans le monde.
Le trotskysme contre le stalinisme
Au cœur du conflit entre trotskysme et stalinisme se trouve une lutte fondamentale entre l'internationalisme socialiste de la classe ouvrière et le nationalisme petit-bourgeois. Le trotskysme, ancré dans les principes marxistes, insiste sur le fait que le socialisme ne peut être réalisé que par l'unité et la mobilisation internationales de la classe ouvrière. Il considère la révolution mondiale comme un processus unique et interconnecté, où le succès ou l'échec de la révolution socialiste dans un pays dépend de la victoire plus large du prolétariat dans le monde entier.
Contrairement aux falsifications grossières d'Omole – qui répète le Grand Mensonge stalinien selon lequel Léon Trotsky était un traître à la révolution – Trotsky s'est tenu aux côtés de Lénine en tant que principal dirigeant de la Révolution russe de 1917 et cofondateur de l'Armée rouge qui a vaincu les armées impérialistes dans la guerre civile russe (1917-1921). Sa théorie de la Révolution permanente n'était pas une «demande irréfléchie», mais une perspective scientifique ancrée dans le développement historique mondial du capitalisme et de la classe ouvrière internationale sur laquelle reposaient les Thèses d'avril de Lénine et la Révolution d'octobre 1917.
Formulée pour la première fois en 1906, la théorie de Trotsky prévoyait que la révolution démocratique en Russie devrait nécessairement prendre la forme d'une révolution socialiste. Elle expliquait que dans les pays au développement capitaliste tardif comme la Russie alors et le Kenya aujourd'hui, les tâches démocratiques associées aux révolutions des XVIIIe et XIXe siècles ne pouvaient plus être réalisées sous la direction de la bourgeoisie, qui était à la fois subordonnée à l'ordre mondial impérialiste et motivée dans ses actions avant tout par la peur de la menace posée par la classe ouvrière. Il incombait à la classe ouvrière, à la tête des masses agraires opprimées, de réaliser les tâches démocratiques autrefois associées à la révolution bourgeoise, par la prise du pouvoir dans une révolution socialiste qui devait être consciemment liée à la lutte internationale pour le renversement de l'impérialisme.
À l'époque de l'économie mondiale et de la politique mondiale, la lutte de la classe ouvrière, tant dans les pays avancés que dans les pays moins développés, doit être basée sur une stratégie internationale plutôt que nationale. Trotsky a écrit en 1930:
L'achèvement de la révolution socialiste dans les limites nationales est impensable. L'une des raisons fondamentales de la crise de la société bourgeoise est le fait que les forces productives qu'elle a créées ne peuvent plus être réconciliées avec le cadre de l'État-nation. D'où, d'une part, les guerres impérialistes, d'autre part, l'utopie d'États-Unis d'Europe bourgeois. La révolution socialiste commence sur l'arène nationale, elle se déploie sur l'arène internationale et s'achève sur l'arène mondiale. Ainsi, la révolution socialiste devient une révolution permanente dans un sens nouveau et plus large du terme; elle n'atteint son achèvement que dans la victoire finale de la nouvelle société sur notre planète entière.
Après la mort de Lénine, le stalinisme a codifié la théorie réactionnaire du «socialisme dans un seul pays», abandonnant la perspective de la révolution internationale au profit de l'utopie fausse et réactionnaire de la construction du socialisme dans les frontières nationales. Ce tournant nationaliste a marqué une rupture historique avec le marxisme et a conduit à la dégénérescence du premier État ouvrier du monde. La bureaucratie de l'État et du parti, pour préserver ses propres privilèges, a réprimé la classe ouvrière, exterminé physiquement sa direction marxiste par les purges et trahi les luttes révolutionnaires à travers le monde. La bureaucratie soviétique a joué un rôle décisif dans la défaite de la révolution chinoise en 1927, l'écrasement de la révolution espagnole entre 1936 et 1939, et la désorientation et la paralysie de la classe ouvrière allemande entre 1931 et 1933 – ouvrant la voie à Hitler pour accéder au pouvoir sans rencontrer de résistance organisée de la part du mouvement ouvrier.
Ce processus a abouti à la liquidation de l'Union soviétique en 1991 – un effondrement anticipé depuis longtemps par Trotsky dans La Révolution trahie (1936) – et à la restauration du capitalisme dans la Chine maoïste à partir des années 1980. Dans les deux cas, les bureaucraties dirigeantes se sont transformées en une nouvelle élite capitaliste: en Russie, via les oligarques représentés aujourd'hui par le régime autoritaire de Vladimir Poutine; en Chine, en un État policier capitaliste répressif sous Xi Jinping.
Le trotskysme a défendu la démocratie ouvrière et continue de la considérer comme indispensable au projet socialiste. Il insiste sur le fait qu'un État ouvrier doit être basé sur la participation active de la classe ouvrière par le biais d'élections libres, d'un débat politique ouvert et d'un contrôle démocratique sur la planification économique. Le stalinisme, en revanche, a remplacé la démocratie ouvrière par la dictature d'une caste bureaucratique, imposant son règne par la répression, la censure et la suppression violente de toute opposition.
Aujourd'hui, le contraste reste tout aussi marqué. Les trotskystes luttent pour construire des comités de la base des travailleurs, par les travailleurs et pour eux, indépendants de la bureaucratie syndicale pro-capitaliste. Les vestiges des partis staliniens soutiennent et font généralement partie de cette même bureaucratie, qui sert à policer la classe ouvrière au nom de l'élite dirigeante, imposant la baisse des salaires, les licenciements et l'austérité au nom de la «paix sociale». Les staliniens occupent des postes au sein de l'appareil de l'État capitaliste. Les trotskystes cherchent à le renverser par la révolution.
Le trotskysme insiste sur le fait que le socialisme ne peut être réalisé que comme un processus international dirigé par la classe ouvrière, indépendant et opposé à la bourgeoisie nationale. Il rejette toute stratégie qui réprime la lutte des classes au nom de la «libération nationale». Le stalinisme promeut une théorie des deux stades qui reporte la lutte pour le socialisme en faveur d'un stade initial «démocratique» ou de «libération nationale», dirigée par la bourgeoisie soi-disant «progressiste» ou «non compradore». Selon ce schéma, ce n'est que lorsque le capitalisme et la démocratie bourgeoise sont consolidés, résultat qui est indéfiniment reporté, que la lutte pour le socialisme peut commencer.
Les trahisons du stalinisme en Afrique
La subordination par le stalinisme de la classe ouvrière à la bourgeoisie nationale a eu des conséquences dévastatrices à travers l'Afrique. Les luttes révolutionnaires qui ont éclaté après la Seconde Guerre mondiale ont été systématiquement détournées par le stalinisme, qui a remis l'initiative politique aux mouvements nationalistes bourgeois. Ces forces, saluées comme des libérateurs, ont utilisé leur autorité pour consolider le pouvoir capitaliste, réprimer violemment les mouvements populaires et préserver la domination impérialiste derrière la façade de l'indépendance. Comme a insisté pour le dire Trotsky, la bourgeoisie nationale des pays coloniaux et semi-coloniaux était incapable de jouer un rôle progressiste. Liée par sa dépendance économique à l'égard de l'impérialisme et par la peur des masses, sa fonction fut de stabiliser le pouvoir capitaliste, et non de le renverser.
La doctrine du CPM-K sur la «Révolution démocratique nationale» est une version remaniée de la théorie des deux stades. La lutte du Kenya pour l'indépendance et ses conséquences, analysées dans l'article du WSWS «L'insurrection de la Génération Z au Kenya, la vague de grèves et la lutte pour la Révolution permanente», montrent les conséquences dévastatrices de cette stratégie.
En Afrique du Sud, Trotsky s'est opposé à la subordination par le Parti communiste sud-africain (SACP) de la classe ouvrière à l'African National Congress (ANC). Il a averti: «Les bolcheviks-léninistes [forces trotskystes] démasquent devant les masses autochtones l'incapacité du Congrès à réaliser même ses propres revendications, en raison de sa politique superficielle et conciliatrice. Contrairement au Congrès, les bolcheviks-léninistes développent un programme de lutte de classe révolutionnaire».
L'avertissement était prémonitoire. Le SACP stalinien a rédigé la Charte de la liberté de l'ANC en 1955, limitant ses objectifs à l'instauration de la démocratie bourgeoise et du gouvernement de la majorité noire. Plutôt que d'exproprier les puissants intérêts financiers et miniers du pays, il a cultivé une classe capitaliste noire.
Comme l'a déclaré Nelson Mandela, membre du SACP, en 1956: «Pour la première fois dans l'histoire de ce pays, la bourgeoisie non européenne aura l'opportunité de posséder en son propre nom et à son propre titre des usines et des fabriques, et le commerce et l'entreprise privée prospéreront comme jamais auparavant». Aujourd'hui, l'Afrique du Sud est l'un des pays les plus inégalitaires au monde, l'ANC protégeant les intérêts du capital tant sud-africain que mondial.
En Angola, au Mozambique, en Éthiopie et en Somalie, les mouvements bourgeois nationaux soutenus par les Soviétiques ont imposé des régimes de parti unique répressifs et réprimé les mouvements ouvriers au nom de la «construction socialiste». La fausse promesse du «stade démocratique national» a conduit à l’écrasement de l'opposition révolutionnaire et à la consolidation de régimes corrompus qui se sont rapidement tournés vers les mesures d'austérité du FMI à la fin des années 1980 et dans les années 1990, qui se poursuivent encore aujourd'hui.
Les partis staliniens ont également promu le panafricanisme, défendu par des figures telles que Kwame Nkrumah au Ghana et Julius Nyerere en Tanzanie, qui affirmaient que la libération de l'Afrique pouvait être réalisée par l'unité entre les États capitalistes africains et leurs dirigeants, indépendamment des intérêts de classe et sur la base des frontières coloniales. Le panafricanisme a servi à dissimuler les divisions de classe au sein des sociétés africaines et à promouvoir des alliances entre la classe ouvrière et des sections de la bourgeoisie autochtone. En pratique, il a été utilisé pour réprimer la politique ouvrière indépendante sous la bannière de l'unité africaine et du «non-alignement». Tout en offrant une opposition rhétorique à l'impérialisme, les dirigeants panafricains sont restés économiquement dépendants des puissances impérialistes et ont collaboré à la répression de la classe ouvrière à travers le continent.
Le trotskysme et le potentiel révolutionnaire de la classe ouvrière africaine
Aujourd'hui, le développement du capitalisme mondial a créé une classe ouvrière puissante et de plus en plus interconnectée à travers l'Afrique, prête à jouer un rôle décisif dans la lutte internationale pour le socialisme. Malgré l'immense diversité linguistique, culturelle et historique du continent, tous les pays africains restent liés par une dépendance commune à l'égard de l'impérialisme. Aucun n'a résolu les questions démocratiques, agraires ou nationales fondamentales – telles que les divisions tribales et les frontières coloniales artificielles.
En soixante ans, depuis l'indépendance du Kenya, la classe ouvrière africaine a considérablement augmenté. Elle joue un rôle crucial dans les réseaux de production mondiaux, de l'extraction de minéraux en RDC, en Zambie et en Afrique du Sud, à la récolte de cultures de rente au Kenya et au Ghana, en passant par l'extraction de pétrole et de gaz au Nigeria, en Guinée équatoriale et en Algérie. L'intégration mondiale du capitalisme a unifié la classe ouvrière à travers les frontières comme jamais auparavant, créant la base matérielle d'une transformation révolutionnaire du monde.
La tâche urgente est de mobiliser cette immense puissance et de construire un véritable mouvement socialiste ancré dans la classe ouvrière, déterminé à prendre le pouvoir accaparé par les oligarques et les agents impérialistes, et à réorganiser la société sur la base de l'égalité et des besoins humains. Lutter pour un Kenya socialiste dans le cadre des États-Unis socialistes d'Afrique signifie forger l'unité avec les travailleurs des centres impérialistes aux États-Unis, en Europe et au-delà.
Depuis sa fondation en 1953, le Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI) mène une lutte ininterrompue pour défendre l'héritage révolutionnaire du marxisme et le programme international du trotskysme contre toutes les formes d'opportunisme politique et de révisionnisme anti-marxiste. Il a été créé en opposition aux révisionnistes pablistes qui ont abandonné la perspective de la révolution socialiste mondiale au profit d'une adaptation et d'une liquidation totales dans le stalinisme, la social-démocratie et le nationalisme bourgeois. Le CIQI a maintenu la continuité de la Quatrième Internationale, fondée par Léon Trotsky en 1938 en tant que parti mondial de la révolution socialiste, en se basant sur le principe que la crise de l'humanité est, avant tout, la crise de la direction révolutionnaire.
Les décennies de lutte théorique et politique du CIQI en défense de la vérité historique, de l'internationalisme prolétarien et de l'intransigeance révolutionnaire constituent la base sur laquelle le WSWS a été lancé en 1998. Il vise à éduquer, armer politiquement et unifier les travailleurs et les jeunes du monde entier par une analyse marxiste basée sur une perspective révolutionnaire.
Aujourd'hui, le CIQI est à la pointe de luttes cruciales à travers le monde. Aux États-Unis, le Parti de l'égalité socialiste (SEP) est le seul mouvement politique menant une lutte de principe contre le tournant de l'oligarchie dirigée par Donald Trump vers le fascisme, tandis que le Parti démocrate et ses apologistes dans les médias et la pseudo-gauche cherchent à minimiser ou même à normaliser la politique fasciste de Trump. En Europe, le CIQI lutte contre la résurgence du fascisme et l'assaut lancé contre les droits démocratiques, s'opposant à la guerre menée par l'OTAN contre la Russie en Ukraine. Au Sri Lanka, le SEP a avancé un programme révolutionnaire lors du soulèvement de 2022 contre la politique dictée par le FMI. En Turquie, le Groupe pour l'égalité socialiste intervient pour dénoncer le caractère pourri de toutes les factions de la classe dirigeante turque – qu'il s'agisse de l'autoritarisme droitier d'Erdoğan ou du nationalisme banqueroutier de l'opposition kémaliste.
Dans le monde entier, les sections du CIQI mènent la lutte pour construire des comités de la base en opposition aux syndicats pro-patronat, dénonçant la collaboration entre l'appareil syndical et l'État dans la répression des grèves et la conclusion d'accords dans le dos des travailleurs.
Le ton hystérique de la déclaration d'Omole n'est pas celui de la force mais de la peur. Il ne cherche pas à éduquer ou à persuader les membres du CPM-K. Il exige le silence. Sa méthode est l'intimidation, pas l'explication ; la calomnie, pas la théorie.
Le CIQI et le WSWS disent: tournez-vous vers l'étude! Ne laissez pas ce charlatan vous dire quoi penser. Lisez le WSWS. Lisez Trotsky. Engagez-vous sur la base des fondements politiques et historiques du mouvement socialiste international. Tirez vos propres conclusions à travers une éducation politique sérieuse. Ancrez-vous dans la tradition internationaliste du marxisme, de la Révolution d'octobre, de la Quatrième Internationale. L'avenir appartient à ceux qui comprennent qu'il doit être conquis – non pas par des calomnies et des mensonges, mais par la clarté de la perspective, du programme et de la direction.
Aux travailleurs et aux jeunes du Kenya et de toute l'Afrique, nous lançons cet appel: entreprenez la lutte pour le socialisme. Construisez les sections kényane et africaines du Comité international de la Quatrième Internationale. Il n'y a pas de temps à perdre.